À l’aube d’une nouvelle étape décisive de nos activités de recherche à l’échelle mondiale, le GP2 est heureux de présenter sa feuille de route pour la période 2026–2029. Tout en poursuivant ses travaux sur la découverte des déterminants génétiques de la maladie, le GP2 élargit désormais son champ d’action afin de faire le lien entre les connaissances issues de la génomique tenant compte de l’ascendance génétique et leur rôle fonctionnel dans la maladie de Parkinson (MP). Dans cette perspective, le GP2 étend son périmètre au-delà de la génétique pour intégrer le recueil et l’analyse d’autres types d’échantillons biologiques, notamment le plasma, le liquide céphalorachidien (LCR), les urines et les tissus cérébraux. La maladie de Parkinson est aujourd’hui considérée comme une affection multifactorielle résultant d’interactions complexes entre la prédisposition génétique et des facteurs environnementaux. C’est pourquoi le GP2 élargit son approche, initialement centrée sur la génétique, afin d’étudier la manière dont les voies biologiques en aval interagissent avec le profil génétique de chaque individu et influencent l’apparition ainsi que l’évolution de la maladie. Cette feuille de route stratégique traduit un engagement collectif en faveur de la transformation des données biologiques en découvertes scientifiques ayant un impact concret sur les patients. Cette nouvelle phase constituera une étape déterminante pour démontrer que des données définies à l’échelle moléculaire peuvent réduire les risques liés au développement de traitements capables de conduire à une guérison. Vous trouverez ci-dessous une présentation générale des quatre piliers qui structureront les travaux collaboratifs du GP2 et guideront sa mission au cours des prochaines années :
Feuille de route stratégique du GP2
La nouvelle feuille de route stratégique du GP2 s’articule autour de quatre piliers qui guideront ses actions jusqu’en 2029 afin de faire progresser la compréhension de la maladie de Parkinson à l’échelle mondiale. 
- L’axe Découverte est consacré à l’identification de l’architecture génétique de la maladie de Parkinson au sein de populations d’ascendances diverses. Il constitue la mission fondatrice du GP2 depuis 2020 et demeurera une priorité au cours des prochaines années.
- L’axe Mécanismes vise à comprendre les mécanismes cellulaires et transcriptionnels sous-jacents à ces facteurs de risque génétiques. Ce volet de recherche s’appuiera sur différents échantillons biologiques, notamment des tissus cérébraux provenant de régions d’intérêt, ainsi que sur une combinaison d’approches transcriptomiques, protéomiques et de séquençage afin de transformer les nouveaux loci identifiés par les études d’association pangénomique (GWAS) en hypothèses biologiques susceptibles d’être validées expérimentalement par les biologistes cellulaires.
- L’axe Sous-typage a pour objectif de définir des sous-types mécanistes de la maladie à l’aide de biomarqueurs, notamment issus de la protéomique et de la lipidomique, afin de favoriser le développement d’une médecine translationnelle.
- L’axe Environnement étudie la manière dont les facteurs déclencheurs externes et les expositions à des agents inflammatoires interagissent avec l’architecture génétique sous-jacente pour influencer le risque de maladie de Parkinson à l’échelle mondiale, en s’appuyant sur des enquêtes et des analyses métabolomiques ciblant les toxines.
Ensemble, ces quatre piliers constituent une approche multimodale qui s’appuie sur l’infrastructure établie du GP2 et sur son réseau mondial de partenariats. Cette feuille de route est une invitation adressée à l’ensemble de notre communauté internationale à contribuer à une compréhension plus approfondie de la maladie. En associant nos travaux de découverte à l’étude des mécanismes biologiques, au sous-typage de la maladie et aux données relatives aux expositions environnementales, le GP2 se donne les moyens de produire des connaissances jusqu’alors inaccessibles. Les données propres à chaque cohorte sont essentielles pour combler les lacunes géographiques de nos connaissances et fournir la puissance statistique nécessaire à l’atteinte des principaux objectifs du GP2. Nous remercions chaleureusement l’ensemble de nos partenaires pour leur contribution continue à cette vision. Ensemble, nous faisons en sorte que la recherche sur la maladie de Parkinson soit véritablement représentative de la diversité des populations mondiales et qu’elle ouvre la voie à des avancées cliniques porteuses de transformation.
